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"Je préfère cent fois avoir pour homme un ancien cateran avec un coeur féal qu'un comte avec un coeur ployable."

J'avais commencé la trilogie en mai dernier, mais comme je suis incapable de lire une série d'un coup, faute de quoi je me lasse, j'ai préféré étendre ma lecture. Pour mon 59 ième et avant-dernier livre de l'année (prochainement un point sur mes lectures en 2012), j'ai donc lu ce dernier tome de la trilogie de Mallaig. 

Quatrième de couverture: 

"Ecosse, 1390. Pour éviter un mariage détestable qu'on lui impose, Lite MacGugan épouse Baltair MacNèil, un brigand qu'elle sauve ainsi de la potence. Tenant son époux à distance durant des années, Lite conçoit des projets d'envergure pour développer le domaine de sa belle-famille à Mallaig. Quant à Baltair, embauché comme mercenaire par différents seigneurs, il assiste à la déroute de Robert III dont le règne est malmené par les luttes pour le pouvoir que mènent les nobles. Coincé entre son allégeance au roi et son identité de Highlander, méfiant à l'égard de Lite et rejeté par sa famille, Baltair refuse de revenir à Mallaig. Par son ascendant sur les MacNèil et par la force de ses sentiments, Lite parviendra-t-elle à ramener Baltair à elle et à son clan?". 

Ce troisième tome m'a quelque peu déroutée. La raison en est simple, c'est que l'action est antérieure aux précédents volumes. Cet ultime volet peut parfaitement être lu en premier si on aime garder une certaine logique. 

Comme à chaque fois, Diane Lacombe nous plonge dans cet univers médiéval Ecossais avec succès. On entend presque résonner les cornemuses, si, si. Pourtant, c'est aussi le tome que j'ai le moins apprécié. J'ai eu du mal avec le personnage de Lite; j'ai su apprécier son côté "frondeuse", mais son manque d'instinct maternel m'a franchement déplu. Ensuite, et je me répète, dès qu'il y a trop d'action, je m'ennuie. Oui, cela devrait être l'inverse. Résultat: je me suis un peu perdue dans les guerres des Highlanders. Maintenant, cet avis m'est propre et fondé sur mon caractère, ce côté plaira certainement à d'autres.

En revanche, j'ai apprécié d'en apprendre davantage sur l'histoire du clan MacNèil. De plus, la plupart des personnages évoqués ont réellement existé, on en apprend donc pas mal sur l'histoire de l'Ecosse. Le côté romance est plaisant, même si rien n'est facile entre les deux époux.

On trouve dans ce volume de l'amour, mais aussi de la violence, via les guerres et les viols dont sont victimes plusieurs des femmes. 

C'est une lecture agréable dans l'ensemble, grâce notamment à la plume de Diane Lacombe, fluide. Le livre comporte même un lexique, car il est riche en vocabulaire Gaëlique. 

Un petit extrait: 

" Quelle misère d'entendre gémir tous ces chrétiens inquiets qui nous rebattent les oreilles avec leur supposée fin du monde! disait-elle. A les écouter braire, on croirait que Calluinn 1400 va se produire demain plutôt que dans six mois et que personne n'aura le temps de se mettre en règle avec sa conscience. [...] Dieu, que j'éxècre tous ces esprits obtus qui prisent davantage les pleurs que les rires dans ce monde!".

En bref:

 

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