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"On raconte que 1 goutte de pluie sur 10 180 serait une larme d'oiseau mort et que 1 flocon de neige sur 16 474 serait un fantôme d'oiseau décroché du placenta céleste."

A ma grande surprise, un ami m'a offert ce livre. J'avais très envie de découvrir Mathias Malzieu, dont j'entendais vanter la plume d'oiseau. Pour ma dernière lecture de 2012, je me suis donc penchée sur ce conte moderne.

                                   ~Quatrième de couverture~

"Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques lui valent des jours heureux. Jusqu’à ce qu’un médecin le soignant pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable.Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle « la Betterave ».
Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de dévorer les nuages rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. »
Dans la tradition de ces contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour."
 

 

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                                            ~Mon avis~

On entre facilement dans cette jolie histoire, où tout n'est que poésie. On découvre Tom Cloudman, ce cascadeur très maladroit, on suit son parcours jusqu'à la chute de trop, qui révèlera sa maladie.

C'est quand il est hospitalisé que l'on plonge dans le surréalisme, avec cette femme-oiseau (qui m'a d'ailleurs beaucoup fait penser à Olivia Ruiz, ce qui, à mon avis, n'est pas un hasard). 

C'est un univers très particulier qui se met en place, proche et à la fois différent de celui de Tim Burton. On accroche ou pas. Pour ma part, j'ai bien aimé, sans avoir eu de coup de coeur; peut-être parce que tout est subtil et dans la suggestion.

J'aime beaucoup le message, qui, finalement, reprend un thème universel: toujours aller au bout de ses rêves. Pour l'éternelle optimiste que je suis, cela m'a plu!

Le petit plus, c'est que l'édition offerte par mon ami Fred est joliement illustrée.

Un joli conte moderne, pour redonner espoir et croire en ses rêves, même les plus fous.

                                          ~Extraits choisis~

"Je me voyais déjà découvrir des contrées qui n'existent pas, apprendre toutes les langues, en inventer de nouvelles."

"J'opère comme un cambrioleur de songes; il me faudra en dérober un nombre suffisant pour tenir toute la journée qui va suivre."

 

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                                              ~En bref~

 

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