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Pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que mon amie Catherine me l'a donné et qu'il trônait depuis un peu plus d'un an dans ma biblio. Ensuite, parce que Didier Van Cauwelaert, je le croise chaque année au Festival du Livre de Nice, sans jamais l'avoir lu. Le Festival se tenant le mois prochain, c'était l'occasion. 

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"Recueilli par les Tsiganes des quartiers nord de Marseille, Aziz est un sans-papiers de naissance. À dix-huit ans, n'ayant pas les moyens de s'acheter un faux passeport français, il s'offre la nationalité marocaine, et sa vie bascule. Expulsé vers son prétendu pays « d'origine », dans le cadre d'une grande opération médiatique du gouvernement français, il se retrouve dans le Haut-Atlas en compagnie d'un attaché humanitaire chargé de le « réinsérer dans ses racines ».

Avec ce voyage initiatique aussi drôle que poignant, cette histoire d'amitié imprévisible entre un petit délinquant seul au monde et un fonctionnaire idéaliste en dépression nerveuse, Didier van Cauwelaert a signé son plus grand succès, traduit en vingt-cinq langues, couronné par le prix Goncourt." 

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.Une première partie tendre et drôle

Je ne sais pas quoi dire au sujet de ce roman, lecture en demie-teinte. Dans la première partie, nous faisons la connaissance d'Aziz et de son histoire, pas banale. Aziz, recueilli tout bébé par des Tsiganes et donc sans papiers, sans identité propre à part celle qu'ont bien voulu lui donner ses nouveaux "parents". On apprend que le jeune homme était bon à l'école et avait envie d'apprendre, mais qu'à douze ans il devait servir à quelque chose et donc rapporter de l'argent. C'est ainsi qu'Aziz est devenu un délinquant, spécialisé dans les autoradios. Et surtout, Aziz amoureux de Lila, promise à un autre. Jusqu'au coup médiatique du gouvernement, qui veut expulser Aziz pour en faire un exemple de réinsertion dans son pays, pays présumé par lui-même, le Maroc. J'ai trouvé cette première partie très drôle et bien écrite, j'ai eu envie de suivre l'histoire de Aziz. Et puis la deuxième partie est arrivée.

.Une deuxième partie ennuyeuse

Dans cette deuxième partie, Aziz atterrit au Maroc avec son attaché humanitaire, Jean-Pierre, un homme dépressif, trompé par sa femme. Une amitié se tisse peu à peu entre eux. Aziz invente un village d'om il est censé venir, dans le Haut Atlas, et Jean-Pierre se prend au jeu. Il leur faut tout de même un guide pour les conduire. Ce sera une guide, Valérie. Et c'est là que le roman dégénère, selon moi. Déjà, pendant cette traversée de l'Atlas, je me suis ennuyée. Mais surtout, je n'ai pas compris pourquoi, sous prétexte que Valérie était une femme qui ne ressent rien lors de l'acte sexuel, Aziz et Jean-Pierre se la font à tour de rôle; elle s'offre à eux, parce que ça ne la dérange pas. Donc, je n'ai absolument pas adhéré.

Et puis, la deuxième partie laisse place à la troisième, à laquelle je n'ai trouvé aucun intérêt. Je ne vais pas la raconter pour le lecteur qui souhaiterait lire le livre, mais je crois que c'était en trop. Voilà pourquoi je parlais de lecture en demie-teinte. J'ai énormément apprécié la première partie, mais le reste n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Je suis peut-être passée à côté de quelque chose, ce n'est pas Van Cauwelaert que je juge. J'ai d'autres romans de l'auteur dans ma bibliothèque, donc je ne perds pas espoir d'apprécier.

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Un extrait des premières lignes:

"J'ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. J'étais garé sur les clous et, pendant les années qui ont suivi, Mamita, quand je ne finissais pas mon assiette, disait que la fourrière allait venir me chercher."

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