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Lorsque mon partenaire, Hachette, m'a donné la possibilité de lire ce roman, j'ai foncé. Le résumé de l'histoire m'a tout de suite donné l'envie d'en savoir plus. Je remercie Cécile pour l'envoi.

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"Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l’aimes. Forcément… Tu dévales juste l’escalier et tu sprintes jusqu’à l’arrêt de bus. Sauf que, si c’est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j’ai sprinté. » Dean aurait vraiment dû dire au revoir à sa mère. Lui, son petit frère, ainsi que tous les autres passagers des bus qui devaient les conduire, comme tous les jours, à l’école. Mais comment auraient-ils pu deviner ce jour-là qu’une catastrophe écologique les pousserait à se réfugier dans un supermarché ? Au-dehors, le monde est en proie à des tempêtes qui ravagent leur petite ville, des fuites de produits chimiques rendent les gens violents ou paranoïaques… ou les tuent, tout simplement. Ils sont quatorze, ils ont entre cinq et dix-sept ans, et ils doivent survivre et garder espoir." 

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Ce roman m'a tout simplement bluffée!

On comprend dès le départ que les héros évoluent dans un monde futuriste, notamment parce que le narrateur évoque la pénurie d'essence et les tablettes à tout faire. Nous apprenons plus tard que l'action se situe en 2024.

Le héros est un lycéen tout ce qu'il y a de plus ordinaire, qui vit avec ses parents et son frère. J'ai apprécié ce côté ordinaire, parce qu'en général, les personnages principaux sont soit les plus populaires du bahut (quand même rare), soit des loosers (très fréquent). Dean n'est ni l'un, ni l'autre.

Dès les premières lignes ont fait la connaissance de quelques uns des personnages clé, avant la catastrophe. Des tempéraments se dégagent déjà, même s'ils ne sont qu'apparence.

On entre dans le vif du sujet dès les premières pages. L'auteure parvient parfaitement à faire entrer le lecteur dans l'ambiance apocalyptique, ne laissant rien au hasard; conditions climatiques, paysages ravagés, gens qui deviennent fous.

L'explication concernant la catastrophe m'a convaincue. Pour une fois que ce n'est pas à cause d'un truc tombé du ciel ( = humain n'y est pour rien), et que la catastrophe part d'un phénomène Terrien, ça innove. 

Ce sont donc des enfants et adolescents âgés de 5 à 17 ans qui se retrouvent coincés dans ce centre commercial, bâtiment rescapé de la catastrophe. Ils vont devoir prendre les choses en main pour survivre, et se débrouiller pour s'organiser et veiller à ce que personne ne vienne semer le trouble. Outre cette question d'organisation, il y a les amitiés, les inimitiés, les histoires d'amour et les querelles. Les affinités entre les uns et les autres. Cette cohabitation forcée va les pousser à devoir passer au-dessus des défauts de chacun.

Le récit est journalier, c'est à dire qu'il se déroule sur 12 jours, narrés quotidiennement. L'auteure a savamment évité les facilités qui auraient été trop simple. L'écriture est fluide mais précise, le suspens est au rendez-vous, l'ambiance stressante et oppressante. Quant aux héros, ils passent par toutes les palettes d'émotions: angoisse, espoir, tristesse, joie, etc. Le ton narratif est adolescent, mais le narrateur est jeune.

Il se passe beaucoup de choses et j'ai été tenue en haleine jusqu'à la fin, inattendue. J'ai hâte d'avoir la suite entre les mains!

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