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Il y a de cela une semaine, je lis sur la page Facebook de l'auteur qu'il sera à Nice, dans la librairie où j'achète mes livres! Petits cris d'excitation, de joie... puis le naturel reprend le dessus: "Dis, tu crois que je vais réussir à vaincre ma timidité?".

Je l'avoue: je n'ai encore rien lu de R.J. Ellory. Je connais sa notoriété et c'est Léa, du blog Léa Touch Book qui m'a donné très envie d'en savoir davantage.  J'ai la chance d'être en partenariat avec les éditions Sonatine, qui publient les romans de l'auteur. J'ai donc demandé à recevoir son dernier, "Les Assassins", que je vais commencer normalement le week-end prochain. 

R.J. Ellory est présenté comme celui qui connaît mieux l'Amérique que les Américains eux-même, alors moi, rien que cette accroche, j'ai envie de tout lire de lui. 

Hier, donc, je suis allée à sa séance de dédicaces. Mon homme, Steeve, terminait le boulot à 16h, il avait sa séance de kiné ensuite, donc il m'a retrouvée un quart d'heure avant l'arrivée de l'auteur, prévue à 18h. J'ai eu la très bonne idée de l'attendre en plein soleil, donc c'est un peu dégoulinante de sueur que je suis arrivée. Nous avons fait notre petit tour dans la librairie (je n'ai pas craqué, je n'ai rien acheté, applaudissements!). En jetant un oeil à la salle des livres pour enfants, je vois que des chaises ont été installées. Une discussion avec l'auteur semble prévue, ce que nous confirme un de nos vendeurs préférés: "La discussion commencera à 18h30 et durera trois quarts d'heure, ensuite il y aura la dédicace." Mince, zut, flûte. Nous avons avec nous notre petit bout de deux ans et demi, et nous ne pouvons pas lui imposer tant d'attente. Une des vendeuses nous rassures: "Ne vous inquiétez pas, ce sera assez informel. Vous pourrez lui demander de signer votre livre à son arrivée, il comprendra".

L'heure approche, nous nous calons dans un coin près de l'entrée. Je me décourage, ma timidité revient au galop, je dis à Steeve, dans un couinement: "Non, mais je ne vais pas pouvoir lui sauter dessus quand il va arriver, ça ne se fait pas!". Steeve me propose d'aller boire un verre le temps de la discussion, nous pourrons revenir pour la dédicace. Sauf que nous ne pouvons plus sortir; les caméras nous encerclent et R.J. Ellory fait déjà son apparition.

Je me ratatine dans mon coin. L'auteur est accompagné par une traductrice et son épouse (qui est ravissante!). Ils échangent quelques mots avec l'équipe de la librairie, et finalement, deux-trois personnes vont le voir pour une photo et une dédicace. C'est bon, je peux tenter ma chance. D'ailleurs, il me voit et me fait un signe d'assentiment. J'y vais. Ouf.

Non, pas ouf. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je lui ai parlé en français et très vite. Il n'a rien compris, je l'ai vu à son regard. Il a juste compris mon prénom. Je suis rouge tomate, je voudrais me cacher. On fait deux photos, j'ai l'air coincée. Il discute aussi avec Steeve.

Puis nous nous dirigeons un peu plus loin pour qu'il signe mon livre. Il y a moins de monde, c'est déjà moins stressant, je me détends. Je baragouine une ou deux phrases en anglais. Son stylo tombe en panne. Il me dit de l'attendre, il va en chercher un nouveau. Et effectivement, il revient quelques minutes plus tard, armé d'un stylo flambant neuf.

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On se pose tranquillement, il signe mon livre. Je suis tentée de lui expliquer que nous devons repartir parce que Armaël  n'a que deux ans et demi et ne pourra pas attendre, mais je n'ai pas envie de le retarder.  Notre vendeur comprend la situation. Nous disons au revoir à R.J. Ellory, qui semble un peu surpris du coup, et nous repartons, contents de notre rencontre.

Bilan: un homme simple et très accessible, il me tarde vraiment de découvrir ses romans! Steeve a été agréablement surpris que l'auteur vienne naturellement vers lui. Quant à moi, bah, je vais devoir trouver une solution pour être moins cruche (et pourtant j'en ai rencontré, des auteurs, mais à chaque fois c'est pareil!).

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