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Ce roman est le premier tome de la série Les Héritières. Je n'avais encore jamais lu Tessa Dare (j'ai un de ces romans dans ma bibliothèque), mais je dois dire que les couvertures de ses livres sont toujours très réussies et nous donnent envie de nous plonger dans ses intrigues. Je remercie les éditions J'ai Lu pour cette lecture.

Présentation:

"Petite, Isolde Goodnight croyait aux histoires merveilleuses de son père, un écrivain à succès. À vingt-six ans, l'adversité lui a fait renoncer à ses rêves d'enfant. C'est alors qu'une lettre lui annonce un héritage inattendu. Pleine d'espoir, Isolde puise dans ses derniers deniers pour rejoindre Gostley Castle. Là-bas, elle est terriblement déçue : son parrain ne lui a pas légué d'argent, mais un château sinistre ! Pire, l'ancien propriétaire y réside toujours. Un malotru balafré, qui se présente comme le duc de Rothbury et... qui est aveugle. Comment pourrait-elle décemment le chasser de cette demeure, désormais leur seul refuge à tous deux ? Le conte semble tourner au cauchemar, mais les bonnes fées ont plus d'un tour dans leur baguette."

Mon avis:

Comme je le fais souvent après avoir refermé un roman, je vais voir ce que d'autres blogueurs et blogueuses en ont pensé. Les avis sur Il était une fois un Duc sont tous unanimes, les chroniques enthousiastes. Du coup je suis presque un peu gênée de ressortir mitigée de cette lecture. J'y ai trouvé du bon... mais aussi du moins bon.

Tout d'abord, j'ai trouvé l'héroïne et le contexte vraiment très intéressants! A la mort de son père, écrivain à succès mais peu prévoyant, Isolde a tout perdu, l'héritage étant revenu  à un cousin sans pitié.  Au moment où elle songe le plus à baisser les bras, elle apprend que son parrain lui lègue un château plutôt lugubre et délabré. Sauf qu'il est habité par Ransom, le duc de Rothbury, qui prétend pourtant n'avoir jamais vendu son château à quiconque et compte bien y rester. Isolde campe sur ses positions. Rothbury vient de passer sept mois isolé de tout le monde, il est aveugle suite à une blessure et a délaissé beaucoup trop de choses. Il offre donc à Isolde un emploi de secrétaire afin qu'elle vienne à bout de sept mois de courrier non ouvert et qu'ils puissent démêler cette étrange histoire d'héritage. 

Toute cette partie de l'histoire est vraiment captivante, et je dois dire que le roman se lit très, très vite.  Isolde est une jeune femme qui s'est vite oubliée et a vécu à travers le regard des autres. En effet, son père a connu le succès grâce à une vaste oeuvre littéraire, dont sa fille est une  figure forte. De nombreuses personnes ont  donc décidé de choyer Isolde à vie comme une petite fille qu'elle n'est plus et ont même créé une sorte de confrérie. Cet aspect est également très intéressant! Tessa Dare nous offre même une révélation que je n'avais pas vue venir.

Là où j'ai été largement moins conquise, c'est par le personnage de Ransom. Il est d'une grossièreté qui m'a empêchée de m'attacher à lui. Bien sûr, on comprend qu'il a été un enfant rejeté, mais bon. Tessa Dare y a mis le paquet quand même. Dès l'instant où Isolde pose les pieds au château, Ransom n'a que deux idées en tête: se débarrasser d'elle, mais quand même profiter de ses charmes avant, tant qu'à faire. Et donc, cela peut donner des scènes durant lesquelles Isolde lit le courrier quand tout à coup monsieur le Duc aurait bien envie de lui montrer ce que cache sa braguette.  En romance historique je préfère largement le romantisme à la grossièreté. Cela n'engage que moi, bien sûr, l'intrigue reste bonne, mais ce duc un peu obsédé m'a agacée. Et puis il va y avoir un changement un peu trop soudain et facile, mais je ne dis rien de plus.

Je ne sais pas encore si je vais lire la suite de cette série lorsqu'elle paraîtra. Si le prochain héros est un peu plus classe, je ne dis pas non, car je le répète, l'intrigue est plaisante.

♥♥♥♥♥

En bref,  IL ETAIT UNE FOIS UN DUC est un roman sans prise de tête, qui se lit rapidement, doté d'une héroïne et d'un contexte intéressants. Un titre qui aurait pu me convaincre totalement si le héros n'avait pas été d'une grossièreté plombante.

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