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Je ne vais pas vous refaire tout l'historique de mon vécu avec les romans de Stephen King. Il est l'un de mes auteurs favoris, un maître incontesté, un très grand monsieur qui a parfaitement compris le mécanisme de l'âme humaine et nous en délecte avec ses livres. Ses premiers pas dans le thriller, l'année dernière, m'ont convaincue, c'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans la suite des aventures de Bill Hodges. Je remercie Aurore et les éditions Albin Michel pour cette lecture.

Présentation:

"En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.
 
Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.
 
« Une déclaration d’amour à la lecture et à la littérature américaine… Merveilleux, effrayant, émouvant. » The Washington Post"

Mon avis:

Je ne sais pas quel est le secret de Stephen  King, mais il a une nouvelle  fois réussi à m'épater!

Dans la première partie, l'auteur alterne la narration un chapitre sur deux. Nous suivons tantôt Morris Bellamy, dans les années 70, tantôt Peter Saubers, en 2010. Morris assassine l'écrivain qui a donné naissance à son héros littéraire. Le motif: la trilogie ne s'achève pas comme Morris l'aurait souhaité. Il a entendu dire que John Roshtein aurait continué à remplir des carnets, même s'il n'a rien fait publier. Le jeune homme tue donc l'auteur et s'enfuit avec les carnets. Rien ne tourne comme prévu, aussi, il les planque dans une malle avec le magot piqué dans le coffre-fort... et part en prison pour un autre crime.

Des années plus tard, dans l'ancienne maison de Morris, Peter est un jeune adolescent. Son père a fait partie des victimes du City Center (lire Mr.Mercedes, précédent opus) et depuis, ses parents sont au bord de la séparation, notamment à cause des problèmes d'argent. Jusqu'à ce que Peter tombe sur une vieille malle enfouie sous un arbre... 

Commence alors le début d'une aventure réellement palpitante! Je n'en dis pas plus, car au début, je ne comprenais pas comment des années plus tard, les destins allaient se croiser... finalement, tout se tisse sous nos yeux.  Oui, on sait d'emblée  qui est le coupable, mais là où Stephen King fait vraiment très fort, c'est qu'on n'arrête pas de se demander comment ça va se terminer à la fois pour Morris et à la fois pour Peter. Et bien sûr, on retrouve avec plaisir Hodges et sa fine équipe de risque-tout.

Surtout, un roman de Stephen King ne serait pas du King sans son analyse très juste des comportements humains et de la société dans laquelle nous évoluons. L'auteur est toujours très cash, mais en même temps, il est très réaliste et c'est ce  que j'aime chez lui. Comme il  le fait dire à son héros :"Si tu veux un roman optimiste, tu n'as qu'à lire un Harlequin". On comprend l'idée.  Stephen King explore son amour pour la littérature américaine et nous donne envie de nous plonger dans les romans des grands auteurs emblématiques évoqués. La notion d'obsession est très présente également et je dois dire que le personnage de Morris est particulièrement intéressant.

♥♥♥♥♥

En bref, j'ai adoré "Carnets noirs"! Une nouvelle fois, j'ai été happée par l'histoire et par le suspense très stressant! J'en ai même rêvé, une nuit! On peut parler d'un coup de coeur! Un petit clin d'oeil final laisse imaginer le contenue du prochain et dernier tome de la trilogie, que j'ai vraiment hâte de découvrir (même si  je soupçonne Stephen King de vouloir tuer Bill Hodges).

Stephen-King