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Kate Morton faisait partie de ces auteurs que j'avais envie de découvrir depuis un bon moment! Une romancière attachée aux Cornouailles (comme Daphné du Maurier), des secrets de famille... forcément, ça me parle. J'ai eu la surprise de recevoir son dernier roman, l'occasion rêvée pour découvrir enfin la plume de cette auteur. Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture.

Présentation:

Mensonges d'une nuit d'été
1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désoeuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des soeurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

Depuis Les Brumes de Riverton, son premier roman, Kate Morton n'a cessé de séduire un large public et s'est imposée comme la « parfaite héritière de Daphné Du Maurier » (François Rivière –Le Figaro).
Mon avis:
Alors que tout le monde ou presque semble avoir ressenti un coup de coeur pour ce roman, la lecture en a été un peu plus laborieuse pour moi; il m'aura fallu 17 jours pour en venir à bout! (bon, ok, j'ai été bien occupée).  Et pourtant, j'ai bien aimé, mais je n'ai pas été emportée.
Je vais d'abord parler des points positifs (pour moi, car une fois encore, j'insiste, un avis reste très subjectif). En premier lieu, il se dégage du roman une ambiance, une atmosphère particulière, qui frôle parfois l'irréel, l'évanescence. La région dans laquelle se situe l'intrigue y fait pour beaucoup, bien sûr, avec une végétation unique et luxuriante, propice à développer l'imaginaire. L'intrigue en elle-même est d'ailleurs des plus captivantes, puisque nous suivons à la fois la vie des Edevane, dans les années 30, et celle de Sadie, l'enquêtrice de 2003 qui va se prendre de passion pour cette histoire enterrée. L'histoire des Edevane nous apprendra qu'il faut souvent savoir regarder sous les couches lisses renvoyées par une famille en apparence modèle, celle de Sadie nous permettra de ressentir un peu d'empathie pour cette jeune-femme qui se traîne un lourd passé, qui n'est pas sans conséquences sur sa vie professionnele. 
Je n'ai pas réussi à me sentir pleinement impliquée auprès des personnages du roman, néanmoins, je les ai trouvés vraiment intéressants puisque leur personnalité à chacun cache des facettes surprenantes. Anthony qui a caché son traumatisme de guerre, Eleanor, Alice et les autres...  Je ne peux en dire plus afin de ne pas gâcher la surprise.
Toujours est-il que tous les éléments sont là pour faire de cette intrigue un roman très prenant et à la fois mystérieux.
****
Pourtant, plusieurs points m'ont un peu froissée, je dois le dire. Dès le début, ou presque, j'ai compris la révélation finale du roman. Je ne pense pas que ce soit de la faute de Kate Morton, c'est la romancière que je suis qui a pris le dessus, car en fait, si j'avais dû écrire ce roman, la révélation aurait été exactement la même. Déformation professionnelle, dirons-nous.
A vrai dire, ce qui m'a le plus embêtée, c'est la longueur. Le rythme est déjà assez lent, alors je me demande pourquoi Kate Morton a ressenti le besoin d'écrire autant de pages parfois pas très utiles, alors que la fin aurait mérité d'être plus développée. J'ai parfois eu la sensation de décrocher, de perdre le fil... Une fois encore, cela n'engage que moi, bien sûr.
****
En bref, une intrigue prenante, une ambiance particulière mais qui ne suffisent pas à faire oublier un rythme bien trop lent, quelques pages de trop... Et en plus j'avais rapidement tout deviné. J'ai bien aimé "L'enfant du lac" pour son intrigue et ses personnages à la personnalité très complexe, mais le rythme a bien failli avoir raison de ma patience.
♥♥♥♥♥

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