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Cela faisait déjà un petit moment que je lorgnais sur cette série, dont j'avais entendu le plus grand bien dès sa sortie en grand format chez Rebelle. Il y a ensuite eu la réédition chez J'ai Lu, et là j'ai carrément trouvé la couverture magnifique. Mon homme m'a offert le roman et comme j'avais envie de lire un roman bit-lit, je me suis enfin décidée à le découvrir!

Présentation:

« En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Ils laissèrent donc ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs, et encore... j’en avais horreur. Car je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Je devais donc braver mes peurs et affronter mon ennemi juré : le vampire. »

Mon avis:

Je voulais un roman bit-lit, je l'ai eu! J'ai plutôt passé un bon moment malgré quelques réserves sur lesquelles je reviendrai plus bas.

Tout d'abord, je me suis laissée surprendre par un rebondissement qui arrive dès le début du roman! Un événement qu'on a donc pas le temps de voir venir et j'ai trouvé ça vraiment bien, car l'effet de surprise est là. Du coup, comme je déteste spoiler, je ne peux pas vraiment parler de l'histoire en elle-même, mais plutôt de l'univers et des personnages.

Aliette est donc une jeune femme de 25 ans. Elle vit dans les années 40, sous l'occupation, à Paris. Si elle est chasseuse de vampires, elle n'en est pas moins froussarde et souffre de multiples phobies. A côté de ça, elle n'a pas sa langue dans sa poche et Aliette est un personnage plein d'humour, spontanée et rafraîchissante.

Le contexte est super bien trouvé aussi; associer l'occupation aux vampires, je trouve que c'était risqué, mais le pari est vraiment réussi et cela apporte un certain charme au récit. Durant l'intrigue, on est trimballés dans un Paris vintage, la plupart du temps de nuit et je trouve que Cécilia Correia a l'art de nous donner l'impression d'y être. J'ai également beaucoup aimé la mythologie qu'elle a développé autour des vampirs et du roi, ainsi que les révélations concernant Aliette. De bonnes bases, donc, une intrigue qui nous captive et un rythme bien soutenu, pour une entrée en matière vraiment intéressante.

Maintenant, j'arrive aux choses qui fâchent (j'ai pu voir que je suis pas seule pour le coup, ouf!). Comme je le disais, Aliette n'a pas sa langue dans sa poche et même si dans l'ensemble c'est drôle, parfois ça en devient lassant. Tout comme j'ai soupiré à de nombreuses reprises avec les "Ma chipie" (à une gosse de 8 ans ok, mais dans chaque phrase à l'attention d'une femme de 25 ans, euh...). Mais ce qui m'a surtout fait levé les yeux au ciel, ce sont les très, très, très nombreuses allusions sexuelles, au fil des pages. En fait, c'est simple, les personnages ne pensent qu'à ça, parfois même quand ils sont occupés à se battre. Et bien sûr, chaque mâle que croise Aliette a envie de se la taper (mis à part son frère et son père, heureusement). J'ai un peu frôlé l'overdose, j'avoue, car la plupart du temps, ça n'apporte rien au récit. Ce n'est que mon point de vue, mais en tout cas, ce n'est pas ce que j'attendais et ça m'a parfois semblé too much, du coup.

Malgré ce malus, je vais quand même lire la suite, qui est déjà dans ma PAL, et puis parce que Aliette reste quand même attachante. Et j'ai très envie de connaître la suite de ses aventures, en espérant que les personnages seront un peu moins obsédés que des ados libidineux, cette fois.

En bref, "La secte d'Abaddon" est une entrée en matière intéressante pour Les aventures d'Aliette Renoir. Un univers plutôt sympa dans l'ensemble ( quand on aime le genre ) et une histoire prenante, même si j'ai levé les yeux au ciel à plusieurs reprises à cause de répétitions ou scènes parfois agaçantes et dénuées d'intérêt.

♥♥♥♥♥

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