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"Je suis réanimatrice, un boulot comme un autre, et j'aurais aussi bien pu faire carrière dans la vente."

Suite à ma première chronique enthousiaste concernant le premier volet des aventures de la tueuse de vampires, plusieurs m'ont prédit que d'ici quelques tomes j'allais me lasser et que tout allait devenir prétexte à des scènes torrides. Nous verrons bien, en attendant, voici mon avis sur ce deuxième tome.

Quatrième de couverture: 

"Savez-vous ce qu'est une "chèvre blanche" ? Eh bien, en jargon vaudou, c'est un doux euphémisme pour désigner la victime d'un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deux-cents ans, j'ai tout de suite compris ce que ça impliquait. Je veux bien égorger des poulets, mais ça, non! Pas question... Je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d'un million de dollars. L'ennui, c'est que tout le monde n'a pas mon sens moral: ces salauds vont bien dégoter quelqu'un pour faire le boulot. On va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, semant la panique. Et c'est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner! Comme si je n'avais pas déjà assez de problèmes avec les vampires..." 

Après mon coup de coeur pour le premier tome des aventures d'Anita Blake, j'avais hâte de lire le second!

Nous retrouvons donc Anita empêtrée dans des soucis de taille: un multimillionnaire qui confond argent et pouvoir veut qu'elle relève un mort de deux-cents ans, elle se retrouve avec une puissante prêtresse vaudou aux fesses, un zombie semble décidé à décimer des familles, et enfin Jean-Claude (lire le premier tome pour savoir qui il est) veut faire d'elle sa servante humaine.

Il y a du sang, beaucoup, car Anita n'officie pas dans un monde de gentilles créatures, ce qui rend l'histoire crédible et distrayante, malgré des scènes parfois très gore. Il y a de l'action et on ne s'ennuie pas un seul instant. Les personnages sont très bien imaginés. On en apprend davantage sur Anita et son enfance, on se délecte de son humour mordant. Elle n'a peur de rien, ou du moins, cache sa peur derrière une certaine insolence délicieuse. Quand il faut se battre, Anita y va, même si elle sait qu'avec son petit gabarit, elle va morfler. Jean-Claude est arrogant, ce qui est énervant, mais son personnage m'intrigue. On prend en pitié "Wanda la para" et on aime détester la prêtresse vaudou et ses sbires. 

En revanche, j'ai moins aimé le fait que deux mêmes phrases reviennent un peu trop souvent dans ce roman: "L'ignorance est mère de la félicité" et "Doux Jésus", qui, entre parenthèses, est MA phrase :) Mais il serait dommage de s'arrêter à cela.

Malgré un titre finalement peu approprié ("Le Cadavre Rieur" est une sorte de cabaret tenu par Jean-Claude où il n'y a que peu de scènes), voici un tome qui se lit très vite et est riche en rebondissements; jusqu'à la fin, je me suis demandée comment allait finir Anita! Je lirai le troisième avec plaisir!

 

laurell