J'ai embrassé un zombie et j'ai adoré ça

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1/ Je l'avoue sans honte, moi, j'adore me trémousser sur les chansons de Katie Perry. 2/ Le titre de ce roman étant une référence directe, j'ai trouvé ça plutôt sympa. 3/ Je voulais savoir ce que ça fait d'embrasser un zombie. Je remercie Cécile et Le Livre de Poche Jeunesse pour l'envoi de ce roman. 

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"Je suis là devant la scène, il chante d'une voix rauque une chanson que j'adore. Il est pâle, timide, sublime dans ses vêtements noirs. Je craque complètement. Je suis amoureuse... Le seul problème, c'est qu'il sent un tout petit peu le formol. Et que c'est un zombie." 

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Commençons par les points négatifs, car malheureusement il y en a et ils ont un peu gêné ma lecture. A commencer par le plus gros: les clichés. Adam Selzer (j'ai lu que l'auteur est également un "chasseur de fantômes", peut-être que cela y joue) ne nous épargne rien. L'action se situe à notre époque, sauf que les vampires, zombies et autres créatures sympathiques ont officiellement reconnu leur existence parmi nous. Sauf qu'en vrai les vampires ne sont pas méchants et ne se nourrissent même pas de sang. Par contre, les zombies, durant leurs premières heures en tant que tels, sortent de leurs tombes en poursuivant les gens et en beuglant: "Ceeeeerveau!". Voilà. Plus cliché, tu meurs. Le style, quant à lui, est clairement destiné à un public adolescent. AdolescenTE, même. Avec le language "djeuns" qui va avec.

Mais heureusement, Adam Selzer a trouvé quelques tuyaux pour sauver la face. Tout d'abord, l'héroïne. On est loin de l'ado cucul la praline. Non, Alley sait ce qu'elle veut, elle n'a pas peur des garçons et a été surnommée la Reine de Glace pour son sens de la réplique cinglante. Ce qui, je le concède, donne des scènes drôles et fait remonter le roman dans mon estime. Malgré cela, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages dans l'ensemble, je les ai trouvés trop fades, avec l'impression d'avoir des méchants sous Lexomil.

L'auteur nous glisse toutefois de jolies références musicales (il me semble qu'il est aussi songwriter), ce qui donne une certaine richesse à l'histoire. Quant à la trame du roman, elle est plutôt originale; l'histoire d'amour entre un zombie et une humaine, jusque là, je n'avais jamais rien lu de tel. Evidemment, on ne fait pas dans le zombie qui tombe en lambeaux, celui-ci est bien conservé, grâce au formol.

En somme, c'est un roman plutôt gentillet, j'ai bien aimé la fin, qui change de ce qu'on lit habituellement et qui n'est pas si évidente que cela. Je tiens également à tirer mon chapeau à l'auteur, qui réussit à se glisser dans la peau d'une fille sans tomber dans les clichés concernant les femmes.

Malgré ce que je reproche au roman, je mets tout de même une bonne note, car il plaira au public visé, incontestablement. 

J'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré), Adam Selzer, Le Livre de Poche Jeunesse, 227 pages, 5.90€.

Adam Selzer photo

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